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 Marylin Monroe

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Isleen
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MessageSujet: Marylin Monroe   Jeu 11 Avr 2013 - 14:49

Voilà je suis fan de Marylin Monroe. J'ai vu tous ses films et j'ai lu une biographie sur elle, des choses qu'elle avait écrit, un hors série de télérama sur elle et j'ai un livre de photo: Marilyn Monroe, la dernière séance dont le photographe n'est qu'autre que Bert Stern. Photos qui ont été prise un peu avant sa mort.

Malgré les rôles de nunuches blonde platine qu'elle jouait dans ses films, c'était une femme intelligente, qui a comblé ses lacunes scolaire en dévorant la littérature américaine (tel Ulysses de James Joyce) et Européenne et en allant à des cours du soir. Elle a connu quatre mariage qui se sont tous soldés par un échec. Elle a été avec l'écrivain et dramaturge Arthur Miller.

Malgré sa grande popularité, son talent et son "sexe symbole", aimée de tous, elle était profondément mal. C'est crises étaient redoutées de tous, elle arrivait constamment en retard sur les tournages et elle était très exigeante, revoyait les textes, donnait son mot... Elle était alcoolique, accro au médicaments et faisait des overdose sans arrêt jusqu'à ce que ce lui soit fatale: la nuit du 4 au 8 aoüt 1962, elle est rétrouvée morte avec 8 milligrammes d'hydrate de chloral et 4,5 mg de Nembutal (barbiturique) dans le sang.

Marilyn, de son vrai nom Norma Jeane Baker, est née un premier juin de 1926 à Los Angeles. Elle n'a jamais connu son père et sa mère était malade psychiatriquement et a passé la majeur partie de sa vie dans des hôpitaux psychiatriques. Marylin fut élevée par sa grand mère maternelle, malade elle aussi qui battait la fillette. Puis elle a été placé dans différentes familles d’accueils où elle fut battue, abusée et violée plusieurs fois.

Toute jeune déjà, elle allait au cinéma.

En 1944, elle travaille dans une usine où elle plie des parachutes et vernit des hélices d'avions. C'est là qu'elle est repérée par le photographe David Conover.
En 45, elle entre dans une agence de mannequin à Los Angeles, puis en 1946, premier essai à la 20th Century Fox ,puis on lui offre son premier contrat de six mois. Le directeur de la Fox lui propose de changer de nom. Marilyn Monroe est née.

Elle commence à tourner des petits rôles dans différents films.

En 1949, sous le pseudo de Mona Monroe elle pose nue contre 50 dollars dans un calendrier qui deviendra célèbre et qi fit scandale.

A la suite de cela elle connu différents époux dont Joe DiMaggio, Arthur Miller...

En 1954, elle tourne la célèbre scène de la grille d'aération.

En 1962, elle chante "Happy birthday Mister President" à la soirée d'anniversaire de JFK, une interprétation tellement révélatrice de leur promixité qu'elle poussa le président à rompre...

1962, mort de Marilyn et elle sera inhumée le 8 août au cimetière de Westwood, Los Angeles.

Marilyn Monroe était borderline, alcoolique, accro au médicaments (barbituriques, amphètamines...), à la drogue, boulimique, elle était clairement dans l'auto-destruction.

Citation :
Marilyn savait rayonner, irradier, exsuder la sensualité. Regardez son sourire lumineux, irrésistible qui déborde d'une joie de vivre à laquelle elle-même semble croire... par moments. Regardez la scène où elle chante devant le président Kennedy avec cette espèce de voix de femme-enfant au bord de l'extase. Et pourtant, même habillée, elle est nue, tant on la sent fragile. Une fragilité qui transcende son charme et lui va comme ses robes. Mais elle ne joue pas. Il suffit de voir son regard quand elle sourit et l'on sent une peur éperdue, doublée d'une demande pathétique qui touche en plein cœur : « je t'en supplie, j'ai besoin de toi ! » Message qu'elle semble adresser à l'autre. En réalité c'est d'elle-même dont elle a besoin.

L'amour pour sécuriser
Faute de se trouver, elle cherche des hommes capables d'être assez forts pour deux. Elle les prend mûrs, sécurisants, se berçant à chaque fois de l'illusion qu'ils lui donneront ce quelque chose qu'elle n'a pas. Elle ne se retrouve pas dans cette Femme Totale qu'on acclame. Elle se sent complètement perdue. Entre deux scènes, elle écrit sur son carnet*.

« De quoi ai-je peur ? Pourquoi ai-je si peur ? Est-ce que je crains de ne pas arriver à jouer ? Je sais que je suis capable de jouer, mais j'ai peur. J'ai peur malgré tout. Merde ! ». Le producteur de son dernier film, Weinstein, dit d'elle : « Nous connaissons tous l'anxiété, la tristesse, le chagrin, mais là, c'était de la terreur pure et simple. »
La terreur de Marilyn, incompréhensible rationnellement, est jumelée à la souffrance que partagent aussi les personnalités boulimiques de se sentir toujours et partout étrangères. À une soirée privée, en guise d'adresse, sur le livre d'or, Marilyn écrivit: « Nulle part.»

La peur viscérale de vivre
Les gens qui l'ont approchée renvoient ses angoisses au fait qu'elle n'ait pas connu son père, qu'elle ait eu une mère dépressive, qu'elle soit sans arrêt passée d'orphelinats en foyers. En plus on sait aussi qu'à Hollywood, en ce temps-là, la vie de star n'était pas facile.

Le problème de Marilyn ne se résume peut-être pas à la solitude de l'orphelinat et à l'implacabilité du système social. Tous les orphelins ne passent pas le reste de leur vie dans la terreur. Toutes les stars ne perdent pas nécessairement leur équilibre. Chez Marilyn, comme chez les personnalités boulimiques, cette peur viscérale de vivre renvoie à un déséquilibre relationnel avec la mère lors des premières semaines de la vie, qui empêche l'enfant de ressentir la confiance en l'autre et la confiance en lui-même dont il a besoin pour développer ce qui deviendra un jour sa véritable identité. Je vois en Marilyn les mêmes caractéristiques que chez la plupart des « toxicos » : la peur de ne pas être aimée, le besoin frénétique de plaire, de fusionner avec l'autre pour se sentir exister, mêlé d'un énorme sentiment de dévalorisation .

« - Ma pauvre Lena, confia-t-elle un jour à sa femme de chambre, jamais plus personne ne voudra m'épouser, je ne suis bonne à rien, je ne peux pas avoir d'enfant, je ne suis pas femme d'intérieur et j'ai déjà divorcé trois fois. Qui voudrait encore de moi?»« - Des millions d'hommes ! »

"Qui m'aimera ? Qui ?"
« - Oui, mais qui m'aimera, qui ? »Marilyn ne s'aimant pas elle-même ne peut pas imaginer qu’elle est digne d'amour. La seule valeur personnelle qu'elle se soit jamais reconnue est le désir physique qu'elle inspirait aux hommes. Ses amants rapportent qu'elle fait passer au second plan son propre plaisir tant elle a faim d'approbation et de tendresse. Qu'elle atteint rarement l'orgasme. Pour elle, le sexe est un gage d'amitié, un moyen de se faire reconnaître par l'autre, l'unique moment où l'on s'occupe d'elle. En jargon psychanalytique, on dirait d’elle qu’elle n'est pas dans une problématique oedipienne mais préoedipienne comme tous ceux qui cherchent l'apaisement sans connaître le plaisir.

Doutant dans tous les domaines, mettant un temps fou à s'habiller, se trouvant des défauts physiques, n'osant pas sortir de chez elle quand elle a grossi, Marilyn est boulimique. Regardez bien les photos de sa carrière, ses importantes variations de poids. Régulièrement, on doit lui réajuster sa garde-robe. Tous ceux qui ont écrit sur elle racontent qu'elle a toujours eu besoin d'un produit quelconque, nourriture, alcool ou médicaments.
Personne ne parle par contre de ses boulimies, à l'exception de sa femme de chambre qui est assez proche pour tout voir! (...)

Authentique et sincère
Marilyn est la seule à se trouver sotte. Elle épate les journalistes par la vivacité de ses réparties. Elle est très appréciée des intellectuels de renom, de Truman Capote à Andy Warhol, en passant par Jean-Paul Sartre. Elle séduit même le président des États-Unis et on ne peut pas imaginer qu'Arthur Miller l'ait épousée uniquement pour le plaisir des yeux. Mais elle ne se trouve intellectuellement pas à la hauteur et tente d'acquérir une culture de manière obstinée. Elle lit Shelley, Rilke ou Proust, suit les cours de Lee Strasberg à l'Actor's Studio et ne se rend pas compte que sa peur de ne pas être à la hauteur c'est de la peur tout court. Elle a honte de ses personnages de cocotte évaporée juste bonne à tortiller du derrière et ne s'aperçoit pas que le public la reçoit cinq sur cinq, sent en elle quelque chose de profondément authentique et sincère.

Authentique et sincère, elle l'est en effet jusque dans les moindres détails, affichant ses convictions esthétiques en dépit du « qu'en dira-t-on».

Ses proches rapportent qu'elle était « une rêveuse incorrigible, vivant dans la pagaille».

Elle prend des pilules pour dormir, d'autres pour se réveiller, commence à boire du champagne ou des Bloody Mary au réveil, passe des heures à se préparer pour une réception, ou au contraire traîne chez elle sale et négligée.

Mais l'authenticité ne suffit pas
Très authentique dans son côté enfant, Marilyn joue la Femme avec une grande intelligence. Elle sent intuitivement que les hommes ont besoin de pouponner eux aussi : « Mon bébé... mon poussin... my baby »..., et se fait pâte à modeler pour mieux ressentir leurs caresses, en quête d'un maternage complet. Arthur Miller tombe dans le panneau. « Elle est la femme la plus féminine qu'on puisse imaginer. »En fait, il s'en apercevra plus tard, elle cherchait un homme pour faire de lui sa nounou. C'est exactement le même schéma chez les boulimiques qui font « l'enfant » au sens littéral du terme (d'autant mieux qu'elles n'ont jamais « grandi »), tout en jouant à l'adulte, schéma des préoedipiens en général, qui, dès le berceau, sont déjà stressés par une peur d'abandon. Que cette peur d'abandon soit justifiée ou pas, là n'est pas la question à mon avis. La mère n'est pas toujours responsable de ce que l'enfant sent. Mais il est bien évident que s'il se sent accueilli, valorisé, proche d'elle, il va être en confiance, pouvoir, petit à petit, supporter les frustrations et trouver en lui un système d'autosatisfaction qui lui procurera suffisamment d'autonomie pour se laisser pousser tranquillement. En revanche, si le monde lui paraît agité, effrayant, persécuteur, il sera dominé par ses peurs et un sentiment de soumission qui ne lui permettront pas de construire sa véritable identité. N'ayant pas confiance en l'autre, il ne peut pas avoir confiance en lui.

Adulte avec le moi fragile d'une personne carencée
Il faut connaître une certaine qualité d'amour, au premier âge de la vie, pour être capable de la reporter sur soi-même et sur l'autre. Voilà, survolé, tout le problème des personnalités dites «dépendantes» qui parfois toute leur vie sont avides de trouver un complément à elle-mêmes. Marilyn est de celles-là.

Adulte avec le moi fragile d'une enfant carencée, cette femme-enfant si réussie ne peut croire qu'elle est AUSSI autre chose, une personne autonome, intelligente, digne d'estime. « On dirait une petite fille de cinq ans », sifflait amèrement Laurence Olivier, son partenaire dans le Prince et la Danseuse. « Elle avait toujours besoin de se raccrocher à quelque chose, à quelqu'un », rapportait son premier mari Jim Dougherty.

Probablement, Marilyn n'en était pas à chercher son papa, mais sa maman. Gladys Baker, sa mère, monteuse dans des studios d'Hollywood, fille mère, se révéla incapable d'élever son enfant. Sa propre mère avait déjà fini « folle ». De dépression en dépression, elle confia Marilyn à des foyers adoptifs avant de l'abandonner complètement et de mourir peu après en asile psychiatrique. Marilyn était carencée dès le berceau par une mère-enfant, elle-même carencée et perdue, incapable de donner à sa petite fille un sentiment de sécurité et les bons éléments de départ dont elle avait besoin.



Sources: boulimie.fr

Filmographie:


1948 - SCUDDA HOO ! SCUDDA HAY !
(Bagarre pour une blonde) de F.Hugh Herbert.

1948 - DANGEROUS YEARS de Arthur Pierson

1948 - LADIES OF THE CHORUS
(Les reines du music-hall) de Phil Karlson

1950 - LOVE HAPPY
(La pêche au trésor) de David Miller

1950 - A TICKET TO TOMAHAWK
(Le petit train du Far-West / Peaux-rouges et visages pâles)
de Richard Sale

1950 - THE ASPHALT JUNGLE
(Quand la ville dort) de John Huston.

1950 - ALL ABOUT EVE (Eve)
de Joseph Mankiewicz.

1950 - THE FIREBALL (Les roi de la piste) de Tay Garnett

1950 - RIGHT CROSS (Tourment) de John Sturges.

1951 - HOMETOWN STORY de Arthur Pierson

1951 - AS YOUNG AS YOU FELL
(Rendez-moi ma femme) de Harmon Jones

1951 - LOVE NEST (Nid d'amour) de Joseph Newman

1951 - LET'S MAKE IT LEGAL (Chérie divorçons) de Richar Sale

1952 - CLASH BY NIGHT (Le démon s'éveille la nuit) de Fritz Lang

1952 - WE'RE NOT MARRIED
(Cinq mariages à l'essai) de Edmund Goulding

1952 - DON'T BROTHER TO KNOCK (Troublez-moi ce soir) de Roy Baker

1952 - MONKEY BUSINESS
(Chérie, je me sens rajeunir) de Howard Hawks

1952 - O. HENRY'S FULL HOUSE
(La sarabande des pantins / Le policier et le motet) de Henry Koster

1953 - NIAGARA de Henry Hathaway

1953 - GENTLEMEN PREFER BLONDES
(Les hommes préfèrent les blondes) de Howard Hawks

1953 - HOW TO MARRY A MILLIONAIRE
(Comment épouser un millionnaire) de Jean Negulesco

1954 - RIVER OF NO RETURN
(La rivière sans retour) de Otto Preminger

1954 - THERE'S NO BUSINESS LIKE SHOW BUSINESS
(La joyeuse parade) de Walter Lang

1955 - THE SEVEN YEAR ITCH
(Sept ans de réflexion) de Billy Wilder

1956 - BUS STOP (Arrêt d'autobus) de Joshua Logan

1957 - THE PRINCE AND THE SHOW GIRL
(Le prince et la danseuse) de Laurence Olivier

1959 - SOME LIKE IT HOT (Certains l'aiment chaud) de Billy Wider

1959 - LET'S MAKE LOVE (Le milliardaire) de George Cukor

1961 - THE MISFITS (Les désaxés) de John Huston

1962 - SOMETHING'S GOT TO GIVE
(Quelque chose doit craquer) de George Cukor

Mon préféré est The Misfits - les Désaxés.

Son dernier film, Something's Got to Give n'a jamais pu être terminé en raison des retards perpetuels de l'actrice, de ses absences et finalement, de son décès.
Il est tout de même sorti dans le documentaire Marilyn Monroe: Les derniers jours.


Voici quelques photos prises par le photographe Bert Stern:













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