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MessageSujet: slow down   Dim 13 Jan 2013 - 4:56

Citation :
ALLEMAGNE • Bonnes résolutions : en 2013, levez le pied !
Un beau jour, certains en ont assez d'aligner les heures de travail et des tâches qui n'ont guère de sens à leurs yeux. Ils décident de changer de vie, de boulot, de projet, et de ralentir la cadence. Portraits de ces audacieux qu'on appelle downshifters.


Die Welt | Christina Anastassiou | 2 janvier 2013

Le "downshifting" : changer de travail pour mieux profiter de la vie - Imma/CC Le "downshifting" : changer de travail pour mieux profiter de la vie - Imma/CC
Lorsqu'il en a assez de ses prévisions budgétaires et de ses tableaux Excel, Peter Ferres s'installe dans une salle de son école et écoute le cours.

"Le fait de voir un petit de maternelle écrire son nom pour la première fois ou un collégien comprendre les fonctions linéaires me rend plus heureux que n'importe quelle bonne transaction financière dans mon ancien métier", explique le fondateur et directeur de la Metropolitan School Frankfurt, une école à but non lucratif.

Durant plus de vingt ans, Ferres a travaillé dans une banque d'investissement, conseillé des entreprises pour leurs plans de fusion et monté de grandes opérations boursières. Autant d'activités qui lui donnaient l'impression d'étouffer, d'être à l'écart de la vie réelle. "Je voulais faire quelque chose d'utile pour les gens autour de moi et qui me fasse plaisir", résume-t-il.

Il a toujours aimé enseigner. Enfant, il aidait déjà ses camarades de classe à l'école. A 48 ans, Ferres s'est risqué à prendre un nouveau départ. Il a quitté la banque et suivi une formation à Londres pendant un an, durant laquelle il a commencé à enseigner. Il voulait créer une école internationale en Allemagne. Il a préparé son projet et négocié des crédits auprès des banques.

A l'été 2007, Ferres ouvrait son école à Francfort avec 70 enfants. Aujourd'hui, ils sont 380, et la plupart suivent des cours en anglais.
Le directeur lui-même se charge des cours de physique et de sport. Ferres n'a pas fondamentalement changé de mode de vie, même s'il gagne beaucoup moins qu'auparavant. "Nous n'avions pas un train de vie luxueux donc ma famille n'a pas eu besoin de faire des sacrifices", explique-t-il.

Un travail qui a plus de sens

Hans Bäcker aussi a pris un nouveau départ. Cadre dans le marketing jusqu'en 2003, il a connu un quotidien rythmé par des semaines de soixante-dix heures et les déplacements à l'étranger. Cela faisait des années qu'il se sentait frustré dans son travail. Aussi quand il s'est fait licencier, il a décidé de saisir sa chance. Conseillé par Wiebke Sponagel, il a découvert ce qui comptait vraiment pour lui. "Je voulais travailler pour et avec d'autres gens, et consacrer plus de temps à des relations qui avaient souffert de mon ancien métier", explique-t-il. Il a alors décidé de devenir conseiller pour l'emploi dans le service public. Aujourd'hui, il est responsable de service dans son agence, il a des horaires fixes et du temps pour sa famille.

Les gens comme Peter Ferres et Hans Bäcker sont des exceptions dans notre société. Et pourtant, de plus en plus de gens rêvent de trouver un travail qui ait plus de sens pour eux, d'avoir plus de temps pour leur vie privée ou pour s'investir dans la société. Rares sont ceux qui réalisent
ce rêve : certains n'ont pas le courage, d'autres pas les moyens financiers. Bäcker et Ferres sont ce qu'on appelle aujourd'hui des downshifters [en anglais, downshift signifie "rétrograder, ralentir"].

Importé des pays anglo-saxons, ce concept désigne les gens qui décident de lever le pied sur le plan professionnel. Pour la conseillère Wiebke Sponagel du cabinet Perspektive Coaching, "le downshifting est une réaction au travail le nez dans le guidon et aux pressions que subissent quotidiennement les employés", explique cette spécialiste qui, depuis près de treize ans, accompagne le phénomène.

Le downshifting peut revêtir plusieurs formes. "Il est possible de faire une pause, c'est-à-dire de prendre un congé sabbatique, mais seulement 3 à 4% des employés le font. Sinon il y a aussi la possibilité de réduire ses heures supplémentaires, de prendre un temps partiel, de trouver un autre travail ou bien de créer sa propre entreprise."

Le besoin de ralentir reste un luxe discret

Ferres, l'ancien investisseur, travaille entre cinquante et soixante heures par semaine, soit pas beaucoup moins qu'auparavant. Mais ces heures ne lui pèsent pas autant. "Aujourd'hui, j'ai des milliers d'idées quand je vais au travail et je m'amuse énormément", explique-t-il. Mais pour une poignée de reconversions réussies, combien de gens se contentent d'en rêver ?

Cela fait huit ans que Arnd Cort travaille dans le secteur. "Le profil type du downshifter, c'est quelqu'un qui a environ 35 ans, qui a généralement tout réussi et qui traverse pour la première fois une crise personnelle et ressent le besoin de ralentir. Certains deviennent downshifter parce qu'ils ont du mal à trouver leur voie."

Théoriquement, tout le monde peut prendre un nouveau départ ou réduire ses heures de travail.
En réalité, les gens n'en ont souvent pas les moyens. Lorqu'on a une famille à nourrir, c'est une décision difficile à prendre car elle a de lourdes conséquences sur l'entourage. Bon nombre de ceux qui franchissent le pas préfèrent aussi ne pas en parler. "J'ai toujours l'impression que l'on se moque de ceux qui ne courent pas après la réussite, confie Bäcker. Le concept de downshifter est associé à une mentalité de perdant. Les gens vous demandent si vous n'avez rien envie d'accomplir dans votre vie."

Ferres, lui, n'hésite pas à se présenter comme un downshifter, mais il se souvient très bien de la réaction de ses anciens collègues. Personne ne comprenait sa décision. "Certains me demandaient si je plaisantais, d'autres voulaient savoir comment je comptais gagner de l'argent avec une école à but non lucratif." Un scepticisme que confirme une spécialiste du travail : "Beaucoup de gens pédalent comme des hamsters en cage et méprisent ceux qui en sont sortis."

Démotivés

En Allemagne, même si une petite partie seulement des salariés changent leur vie du tout au tout, beaucoup semblent le désirer secrètement. Selon une étude annuelle de l'Institut Gallup, spécialisé dans les ressources humaines, 23 % des salariés sont démotivés et 63 % disent effectuer leurs tâches professionnelles par devoir (sans plaisir). Seules 14 % des personnes interrogées affichent un attachement fort à leur entreprise. Cette démotivation serait liée, selon Gallup, à un déficit de (bon) management dans les sphères supérieures des entreprises.
http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/02/bonnes-resolutions-en-2013-levez-le-pied

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