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 La Comtesse

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MessageSujet: La Comtesse   Sam 8 Mai 2010 - 1:36



Je pense que j'irai voir le film. Je vous laisse lire les critiques que j'ai trouvé (de la plus élogieuse à la plus dure) et ensuite je vous explique pourquoi j'irai le voir (même en ayant lu la critique la plus dure) :

Voici d'abord une critique du film parue dans le journal Libération :

Citation :
La Comtesse
de et avec
Julie Delpy
avec Daniel Brühl, William Hurt… 1 h 34.

Julie Delpy n’a peur de rien. Elle aurait pu capitaliser sur le succès de Deux Jours à Paris en déclinant un film léger, capteur de l’air du temps. Elle revient avec un film en costumes dans la Hongrie du XVIIe siècle. On ne connaît terrain plus boueux. Combien de cinéastes chevronnés a-t-on vu se vautrer sur des projets similaires, leur envie paralysée devant la lourdeur de la reconstitution historique. Pas elle. C’est même étrange : non seulement cette posture historique ne semble pas peser sur son geste, mais on avance lentement dans son film, avec le sentiment de plus en plus fort que Delpy s’est emparée de cette histoire de comtesse vampire, sadienne, Barbe-Bleue au féminin, pour jeter sur notre époque un autre regard, se servant du passé comme révélateur.

Cercles. Qu’est-ce qui nous concerne, qu’est-ce qui la concerne, dans la sorcière Erzsébet Bathory ? Tout un tas de choses d’actualité : la place des femmes dans les cercles du pouvoir, la terreur frénétique de ne plus être aimée au fur et à mesure qu’avance l’âge. Erzsébet Bathory a 40 ans lorsque son mari meurt en revenant d’un combat contre les Turcs. Elle hérite de son pouvoir, l’étend. A partir de quoi elle commence par gêner.

Au même moment, elle succombe au charme d’un homme de 20 ans (Claire Chazal n’a donc pas inventé le concept cougar). Sa passion confine à la folie pure, elle imagine des rivales partout, plus jeunes qu’elle. Les rumeurs lui font perdre la tête. Chaque jour elle attend un signe de son jeune amant, scrute son image dans le miroir, traque le moindre signe de vieillissement. Elle prend en horreur ses mains, qui ne sont plus celles d’une jouvencelle. Elle succombe à une légende : le sang des vierges serait la meilleure des crèmes antirides. Leur jeunesse se transmettrait dans le corps de celle qui tremperait ses mains dedans. Autour du château, ce sera une hécatombe. Mais l’absence de l’amant, éloigné d’elle par son père, l’entraîne dans les bras d’un autre homme, à qui le marquis de Sade n’aurait pas eu grand-chose à enseigner.

Sévère. La Comtesse tient à la fois du portrait de femme saisie au tournant de l’âge et de la description d’un machiavélique piège politique. Marier les deux n’est pas chose facile, et là-dessus le scénario de Julie Delpy est d’une adresse remarquable. Assumant aussi le rôle-titre, son incarnation de la comtesse se tient à contre-courant de toute la folie Photoshop à l’œuvre depuis des années dans le cinéma, Delpy n’hésitant pas à s’infliger vers la fin du film la lumière la plus dure, la plus sévère envers elle-même. On regrette juste que sa mise en scène manque d’une audace à la hauteur du scénario. Non qu’elle sombre dans l’académisme, mais il lui manque un peu plus de risque pour gagner en tension et en fermeté.

Publiés dans Excessif :

Citation :
L'HISTOIRE : A la mort de son mari, la comtesse Elizabeth Bathory se retrouve à la tête d'un vaste domaine et d'une immense fortune. Aidée de sa confidente, la sorcière Anna Darvulia, Elizabeth étend progressivement son influence, suscitant chez chacun crainte, admiration et haine, pour devenir la femme la plus puissante de la Hongrie du 17ème siècle. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse. Mais celui-ci l'abandonne. Certaine d'avoir été délaissée car elle n'était plus assez jeune et belle, Elizabeth sombre progressivement dans la folie et se persuade que le sang de jeunes vierges lui procurera jeunesse et beauté. Débute alors une série d'actes sanglants, à la recherche de la jeunesse éternelle.
Julie Delpy se livre corps et âme dans ce double portrait de la Comtesse Bathory.
Dans La comtesse, son troisième long-métrage après Looking for Jimmy et 2 days in Paris, Julie Delpy a écrit, réalisé, interprété le rôle-titre et composé la musique. La singularité de son parcours (icône du cinéma d’auteur français dans les années 80, tête d’affiche pour Carax et Godard avant de connaître une carrière dans le circuit indépendant américain avec notamment Richard Linklater pour Before Sunrise et Before Sunset) était idéale pour ce portrait de Elizabeth Bathory, assoiffée de pouvoir, de jeunesse et de sang.


Ce qui semble évident chez Julie Delpy, c’est que chacun de ses films révèle une part d’elle-même avec ce qu’il faut d’autodérision et de narcissisme. Mais, comme pour éviter d’entrer dans une catégorie, elle s’évertue à varier les genres et les modes. Certains ne manqueront pas de trouver ça déconcertant. Dans 2 days in Paris, son précédent long, elle proposait un croisement entre Woody Allen et la Nouvelle Vague pour broder une comédie sentimentale à Paris tout en se mettant en scène dans des situations farfelues. Avec La comtesse, elle raconte en Scope le destin d’Elizabeth Bathory qui fit couler l’encre et le sang. Un tel sujet pouvait facilement nourrir un grand film gothique et baroque à la manière du Dracula de Francis Ford Coppola. Loin de céder à l'esbroufe, Delpy préfère un registre plus intimiste, plus ouaté et au final plus dérangeant. Elle a traversé le miroir toute seule et s’est donnée masochistement le rôle principal d’une ordure en faisant quelques entorses aux rumeurs autour du mythe. La plupart du temps, elle préfère la suggestion à la démonstration et semble moins intéressée par le trash/gore/fantastique (tout ce qui a attrait à la magie, à la sorcellerie et aux traditions ancestrales d’un lieu marqué par l’ambiguïté) que par l’ébauche d’une réflexion sur les apparences (comment conserve-t-on un pouvoir de séduction ? Comment souffre-t-on d’un passé ou d’une image ?).


Depuis son plus jeune âge, Elizabeth Bathory cherche la beauté éternelle et l’aura magique de la virginité. Ce monstre avide de chair et de sang est nanti de tous les pouvoirs sauf celui de la constance. Selon la légende, elle veillait à ce que les filles retenues prisonnières soient bien nourries et engraissées pour que la vertu de leur sang se révèle efficace. Les scènes d’hystérie où elle se tord de douleur tiennent chez Delpy de la frustration sexuelle. Ce sont la vanité, le romantisme et l’échec amoureux au sens Truffaldien qui semblent responsables de sa folie meurtrière, même si le mystère parcourt le récit comme un secret qui ne se révélera jamais. De la même façon qu’il y a peu d’éléments sur le contexte religieux (l’histoire se déroule au moment où la Hongrie allait passer du paganisme au catholicisme inféodé à Rome) et la dégénérescence familiale (ses ancêtres étaient des brutes sanguinaires responsables des pires dépravations sexuelles). On pense à Breillat qui s’est récemment emparée du mythe de Barbe Bleue pour en tirer une version personnelle. Et, comme pour tout projet audacieux qui se respecte, il faut saluer l’engagement de Delpy qui, sans chercher à diaboliser ni même à plaquer un jugement moralisateur, s'est donnée corps et âme, envers et contre tous. Au minimum, elle s’en tire avec le bénéfice du doute.


Romain LE VERN

Et l'article le plus dure (dans Critikat.com) :

Citation :
Julie Delpy, charmante actrice au demeurant, n’en est pas à son premier forfait de réalisatrice : après une comédie détournant bien trop peu ses clichés pour être bien honnête (Two Days in Paris), la voici de retour devant et derrière une caméra peu inspirée pour nous conter l’histoire alléchante d’un Dracula au féminin. Ne sachant exposer ni l’horreur ni l’ambiguïté de son personnage, Julie Delpy tombe dans la fadeur. Ni peur ni mal.


Bien lointaine semble la froideur comique du Bal des vampires de Roman Polanski, ou même l’humour grinçant de Entretien avec un vampire de Neil Jordan, quand on se retrouve devant la Comtesse de Julie Delpy. On peut noter cependant le courage de la « réalisatrice » qui, après s’être frottée mollement à la comédie sentimentale dans son premier film, Two Days in Paris, tente de franchir le Rubicon du film d’horreur historique. Elle n’a malheureusement aucune maîtrise de l’épouvante et de la terreur rentrée qu’est censé inspirer son noble personnage. Celui-ci n’est autre que la fameuse comtesse Bathory qui, selon la légende, aurait assassiné plusieurs dizaines de vierges effarouchés dans une région reculée de Hongrie -donc pas très loin des Carpates- pour conserver, grâce à leur sang, l’éternelle jeunesse d’un visage et d’un corps souffrant des outrages du temps. Le problème premier du film de Julie Delpy est d’abord sa tendance au survol, à la compilation : voulant tout dire, elle ne filme jamais vraiment rien. Bathory repousse les attaques de mercenaires étrangers pour s’attirer les faveurs du roi, Bathory a une aventure avec le trop jeune Istvan qui la délaisse et ne s’en remet pas, Bathory a une confidente qui, par amour, va absoudre et cacher ses crimes. Le film apparaît comme un enchaînement de scènes très linéaires qui pourraient contenir un mystère plus profond... mais non. Rien d’autre que de bien factuel ne transparaît de ces images très lisses, très droites, trop descriptives.

Le décor lui-même n’est pas exploité : on imagine bien les possibilités spatiales que procure un château faits de recoins et de parcelles sombres et énigmatiques. Il est toujours temps d’utiliser les clichés de l’horreur pour les personnaliser, mais Julie Delpy ne le prend jamais. De la relation troublante, moralement et sexuellement, d’Anna avec sa maîtresse, elle ne filme que des dialogues sans ambigüités et des larmes presque trop affectées. Mais c’est surtout le personnage de la comtesse elle-même qui se perd dans les limbes de la platitude : engoncée dans des costumes trop lourds et trop encombrants, elle n’apparaît jamais réellement dans toute son horreur. Quelques scènes, qui semblent donc complètement hors sujet, échappent à la balourdise malgré tout, notamment lorsque Julie Delpy, qui incarne la comtesse, se filme sans fard dans une lumière diffuse, lorsqu’elle décide de mettre à nu son visage angélique emprunt de la noirceur des meurtriers. Encombrée de décors et d’anecdotique, sa comtesse reste pourtant bien fade tant elle s’acharne à ne poser aucune question. La motivation de ses crimes est simple, mais les conséquences engendrées par sa terreur de la décrépitude ne sont jamais vraiment évoquées. On assiste au crime, on assiste au châtiment. Entre les deux, point de nuance, point d’atmosphère, point de complexité. Ainsi la Draculette que Julie Delpy semble rêver comme une féministe avant l’heure n’est-elle pas vraiment un personnage. Elle ressemble plutôt à une femme rongée par des doutes de quadragénaire qui aurait joué un peu trop brutalement avec les accessoires d’un film de vampires.

Ariane Beauvillard



Voilà.
Toutes critiques ont l'air de dire que Julie Delpy a su rester "juste", a su ne pas en faire trop. La dernière critique l'accuse d'être trop "descriptif". J'ai lu dans une autre critique l'espression : "sans âme".
Mais c'est justement ce que j'avais envie de voir...
En fait, je trouve qu'une histoire comme celle de la reine Bathory est déjà suffisamment légendaire, poignante et tragique pour qu'on ait besoin d'en rajouter avec du tragique et de "l'âme". J'avais justement envie de voir quelque chose qui se rapproche VRAIMENT de l'aspect historique. Pas nécessairement quelque chose qui démistifie mais au moins quelque chose qui me donne l'impression qu'on est pas entrain de me cacher les choses par de l'artifice, du tape à l'oeil et du pur spectacle.

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MessageSujet: Re: La Comtesse   Sam 8 Mai 2010 - 11:23

Quand j'ai su que c'était elle qui faisait le film, j'ai tout de suite pensé "ce ne sera certainement pas un film d'horreur", plus centré sur le personnage que sur les faits, la légende. Je pense en lisant toutes ces critiques qu'elle essaie de mettre en scène comment la passion exacerbée la fit tomber dans la folie. . C'est toujours intéressant, ces films qui essaient de décrypter ou d'interpréter la personnalité des plus gros tarés de l'Histoire.

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MessageSujet: Re: La Comtesse   Sam 8 Mai 2010 - 23:15

Wrathchild a écrit:
C'est toujours intéressant, ces films qui essaient de décrypter ou d'interpréter la personnalité des plus gros tarés de l'Histoire.

J'suis d'accord.

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MessageSujet: Re: La Comtesse   Dim 9 Mai 2010 - 13:34

A ce titre, on pourrait bien faire un film sur la vie de Gilles de Rais! MrGreen

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MessageSujet: Re: La Comtesse   Dim 9 Mai 2010 - 14:08

Wrathchild a écrit:
A ce titre, on pourrait bien faire un film sur la vie de Gilles de Rais! MrGreen

Euh... Deg

Ceci dit, à bien y réfléchir, si on met l'accent sur le côté ambivalent du personnage à la fois :
-représentant de la chrétienté, de ses "valeurs chastes et pieuses" etc.
-la pire ordure de l'Histoire, utilisant les crochets de boucher pour autre chose que des animaux et utilisant sa bite comme... [ce forum est publique, merci de ne pas tenir de propos pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes.]

Bref, si on ne focalise pas seulement sur le côté dégueu, ça pourrait être intéressant aussi, histoire de bien montrer que la bite ne fait pas le moine.

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MessageSujet: Re: La Comtesse   Mar 11 Mai 2010 - 0:10

Je reviens du cinéma, je suis allé le voir.

Bon, je vais juste écrire quelque mots parce que là j'ai surtout très envie d'aller faire un tour sur Wikipédia me renseigner sur les faits historiques concernant cette comtesse.
Il y a quelques détails qui m'ont chiffonés :
-Dans le film on voit la fameuse "Iron Maiden" sauf que dans le film elle est franchement plus sophistiquée et "design" que les photos que j'avais vu sur internet. Bref, ils ont pas été aussi fidèle dans la restauration historque que je le pensais, enfin bref.
-Dans le film, la comtesse commet tout ses crimes dans un laps de temps trés court : 5 ans. Je me demande si ça corhobore avec les faits historiques (c'est ce que je vais vérifier sur Wiki...).

Voilà, sinon, j'étais étonné d'apprendre en regardant le générique de fin que c'est Julie Delpy elle-même qui a fait la musique. A un moment (en fait, vers la fin du film) il y a une musique mélancolico-lugubre qui m'a fait beaucoup pensé à la "Première gnosienne" d'Eric SATIE (je viens d'écouter ce morceau à l'instant et ça y ressemble beaucoup, en tout cas, ce morceau donne un bon aperçu de l'atmosphère du film... ça et puis aussi "Amor (Lamento Della Ninfa)" de MONTEVERDI).

Et c'est une film qui est clairement axé sur un message, une morale (je reviendrais éditer ce message pour vous en dire plus). Arrow

Ah oui, et puis avant qu'j'oubli : les costumes et les décors sont vachement bien (enfin à part pour cette fausse reconstitution de la vierge de fer).

Edit : Bon, après quelques lectures, visions et écoutes ("Cruelty and the Beast" de Cradle of Filth) je reviens pour vous dire tout ce qu'il en est...

Alors, la comtesse aurait commit ses crimes entre 1585 et 1610, soit sur un laps de temps 20 ans plus long que le temps qui s'écoule dans le film. Autre chose, les György Thurzo et István Magyari du film n'ont apparement pas la même place et le même rôle dans l'Histoire. Et quant a Anna Darvulia, on ne sait pas grand chose d'elle. Par contre, la bisexualité d'Erzsébet Báthory était apparement un fait avéré.

Voilà, sinon pour ce qui est du film et de son message... Et bien en fait, c'est relativement bien expliqué dans les deux premières critiques que j'ai posté dans mon premier message. Julie Delpy à clairement choisi d'aborder l'aspect romantique du film, laissant la possibilité au spectateur de croire que toutes ces horreurs ne sont que le fruit d'une frustration amoureuse démesurée qui poussa la comtesse à trouver "la crème anti-ride idéale" : du sang de jeunes vierges. Mais à aucun moment du film on la voie se baigner entièrement dans du sang... Bref, le côté sentimentale est nettement plus exploité que le côté horrible et morbide.
Et grosso modo, la "morale" c'est que lorsque la soif de pouvoir et les règles sociales viennent barrer le chemin à l'amour et le Vérité... ça peut faire des morts, beaucoups d'morts. Vient s'additionner à cette morale une réflexion sur l'Histoire telle qu'on la retient dans les livres et celles qui est vécu... Qui tient dans la toute dernière phrase du film (mais que je ne vous dirais pas puisqu'elle ne prend tout son sens que lorsqu'on s'est tapé les 1h33 de film juste avant Razz ).

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