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 Manger équilibré, une affaire de classes sociales

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Miss Choco
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MessageSujet: Manger équilibré, une affaire de classes sociales   Dim 8 Juin 2008 - 16:16

Libération.fr a écrit:
En bruit de fond : la grande sérénade des campagnes sanitaires (de la Ligue contre le cancer, notamment) qui nous moulinent du «Mangez cinq et fruits et légumes par jour» (sous-entendu si vous ne voulez pas tomber malade). Et voilà, en sus, une journée du jus d’orange instituée par la ministre de la Santé, soi-même. Et voici la respectable Unesco qui a accueilli la semaine dernière un sommet international consacré aux… fruits et légumes (et leurs bienfaits, ça va de soi), avec 350 experts venus de 28 pays, le soutien de l’OMS (Organisation mondiale de la santé, de la FAO (organisaton des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), du ministère de l’Agriculture...


Et si le clou n’est pas encore assez enfoncé, Aprifel (l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes), co-organisatrice de ce sommet est à l’initiative jusqu’à ce week-end d’une mégacampagne de promotion (la quatrième du genre) de «fraîch’ attitude». Au menu : matraquage de 400 télé, repas spéciaux dans les cantines de Nantes, deux «fraich’bars» installés à Paris pour que les cyclistes puissent faire des petites pauses vitaminées, etc. Pas moins de 25 000 actions dans 125 villes de France. A beugler, «Vive le pâté, le saucisson à l’aïl et le tablier de sapeur» ?

Produits manufacturés. Sérieusement, va pour tous ces messages à la gloire des vitamines et autres fibres. Louable évidemment de se préoccuper de notre santé. Parfait, ce souci de lutter contre l’obésité (même si la France fait partie, avec l’Italie, des pays européens les moins touchés par ce fléau). Problème : entre ces belles intentions et la réalité d’une majorité de Français, c’est le grand écart.

Depuis quarante ans, la consommation de fruits et légumes frais ne cesse de baisser. Entre 1997 et 2005, les achats de fruits frais ont fléchi de 12 % et ceux de légumes de 14 %. Aujourd’hui les ménages français consacrent en moyenne 1,5 % de leur budget total à l’achat de fruits et légumes (9 % de leur budget alimentaire) : deux fois moins qu’en 1960, selon l’Insee.

L’explication ? On peut évidemment invoquer cette propension de plus en plus forte à manger davantage de produits manufacturés (pizzas,plats tout prêts…) au détriment de produits non-transformés (fruits, légumes mais aussi viandes, poissons). Faute de temps. De savoir-faire, aussi, qui se dilue de génération en génération. Mais il y a plus simple : le prix. Surtout ceux des fruits. Pas moins de 7,6 % d’augmentation sur les douze derniers mois, et 1,9 % pour les légumes (1).

«Prix abordables». A moins de se gaver de concombre et de poireaux (dont les prix ont baissé entre 2005 et 2007), c’est quasi râpé à moins d’être aisé si l’on rêve de gariguettes (en hausse de 14,5 % en 3 ans) ! Car oui, la frature sociale est criante en matière de nourriture. On comprend mieux pourquoi dans leurs conclusions, les participants du sommet des fruits et légumes affirment «qu’assurer l’accès à une alimentation saine pour les groupes à faibles revenus devrait être une priorité de santé publique», ou encore «qu’assurer à toutes les populations, y compris les plus défavorisées, l’accès aux fruits et légumes à des prix abordables requiert une collaboration étroite entre l’agriculture, la santé et les politiques publiques.»

Globalement, selon une étude du Credoc de février 2008, le contexte économique actuel conduit les Français à arbitrer leurs dépenses en défaveur de l’alimentation. Le poids des dépenses alimentaires (à domicile et hors du domicile) dans la consommation qui s’était stabilisé autour de 19,7 % entre 1994 et 2003 a fortement chuté. Pour tomber à 18,6 % en 2006. Et pour un Français sur cinq, l’alimentation est d’abord une nécessité avant d’être un moyen de prévention pour la santé et un plaisir. Devinez lesquels ?

(1) Le prix des produits alimentaires a progressé de 5,3 % sur les douze derniers mois, selon l’Insee.

Jacky Durand et Catherine Mallaval

(Article daté du 7 juin 2008)


J'ai pu le constater par moi-même... J'ai essayé de faire mes courses de manière à bien manger (viande, poisson frais, fruits & légumes...), ben la facture augmente. J'aimerais bien aller au marché, manger du bio, mais c'est clairement pas dans mes prix Neutral

J'aimais bien l'idée des Verts, pendant la campagne municipale, de proposer une carte fruits & légumes qui permettait aux bas salaires de manger correctement. La bonne nourriture, c'est clairement une affaire de revenus.
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MessageSujet: Re: Manger équilibré, une affaire de classes sociales   Dim 8 Juin 2008 - 16:47

Carrément! Quoiqu'on en dise! Etant étudiant, on ne peut pas se permettre de manger 5 fruits et légumes par jours...
J'ai déjà aussi essayé de bien manger quelques semaines. J'étais vite ruinée; ce n'est pas dans mes possibilités.
Par exemple le poisson frai (je suis dingue de poisson) toutes les semaines, c'est hors de question, la viande j'évite (je préfère ne pas en manger plutôt que d'en consommer de la mauvaise qualité) et les fruits & légumes j'essaye d'en prendre quand même.
Parfois je fais des magasins & marchés bio, mais pas systématiquement, je n'ai clairement pas les moyens.

Par contre j'essaye de ne pas acheter de trucs inutiles trop souvent comme les gâteaux par exemple. Beaucoup de gens se plaignent de ne pas avoir les moyens de bien manger, mais quand on voit ce qu'ils achètent c'est souvent de la mauvaise fois: les gâteaux, les bonbons, les pizzas en grande quantité etc... Il suffit d'acheter un peu moins de tout cela...

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