Nombre de messages: 2609 Age: 27 Localisation: La Forêt magique du Monde de Monsieur Fred Emploi: Cryptkeeper Loisirs: créer des topics sur un forum désert Date d'inscription: 27/06/2007
Sujet: Les retraites Dim 25 Avr - 13:41
la réforme arrive, la réforme arrive. pour nous y préparer, la propagande est déjà en marche.
une grande campagne d’information a été lancée ce mois-ci par le Gouvernement : - internet via facebook, twitter et le site dédié http://www.retraites2010.fr/ - presse écrite, - radio, - spot télé ne me dites pas que vous ne connaissez pas (vendredi, en 1 heure de canapé, je l'ai découv vu 3 fois...)
tous les supports y passent, pour expliquer à la population l’enjeu d’une "réforme juste et réussie des retraites" en 2010. ils parlent même de "concertation des français"... d'où la désactivation des commentaires pour cette vidéo sur dailymotion et sur youtube
une propagande pour laquelle on ne lésine pas sur les moyens
Le Canard Enchaîné a écrit:
La réforme des retraites va donner lieu à nouvelle et belle campagne de pub du Gouvernement pour vanter ses projets : 8 millions d’€ dépensés en spots et messages dans les différents medias.
BFM a écrit:
Alors que les négociations ont débuté lundi au ministère du travail, le service d’information du gouvernement (SIG), piloté par l’ancien publicitaire Thierry Saussez, s’apprête à dégainer une vaste campagne dans les médias. Décryptage. Selon nos informations, cette première opération à 5 millions d’euros débutera mercredi dans la presse écrite. C’est l’agence BBDO qui a été sélectionnée pour la mettre en oeuvre . L’objectif du gouvernement : faire comprendre aux Français qu’il faut réformer et maintenant. Mais ancrer de façon pédagogique le constat de la nécessité de réformer n’est qu’une première étape.
j'ai déjà du mal à me représenter 1 million et je ne connais pas les protocoles de communication mais une conférence de presse n'aura pas pu suffire? je doute aussi de l'impact d'images mettant en scène "la vie" à la manière de prends une voix de petite fille Orange. des images, qui n'expliquent rien et se veulent moralisatrices... même la pub Fruit d'Or n'hésitent pas à nous expliquer clairement qu'il y a plus de grammes d'oméga 3 dans leur tartine que dans celles de Primevère...
les français doivent faire des efforts. nous sommes les mieux lotis de l'Europe, nous répéte-t-on. le Figaro résume les différences entre l'âge légal de départ à la retraite et l'âge auquel les salariés européens décident de ne plus travailler
les fonctionnaires sont des privilégiés en matière de retraite par son mode de calcul. mais le Président nous rassure tout le monde devra être solidaire. «Je ne serai pas le président qui fait la réforme des retraites pour le privé et pas pour le public», a-t-il ajouté, tout en reconnaissant «la spécificité du service public», où le taux de retraite est calculé sur les six derniers mois travaillés, contre les 25 dernières années pour les salariés du privé. Selon le président, «la réforme vaudra pour tout le monde, les 22 millions de salariés du privé et les cinq millions de salariés du public». http://www.lefigaro.fr/retraite/2010/03/02/05004-20100302ARTFIG00617-retraite-la-reforme-aussi-pour-les-fonctionnaires-.php mais qu'en est-il des primes des salariés du privé qui ne rentrent pas en compte dans le calcul de la retraite des agents du service public
on nous parle donc de solidarité, la solidarité de tous
le Figaro a écrit:
Retraites : les ministres devront montrer l'exemple Les membres du gouvernement devront bientôt perdre un avantage important. Tant qu'ils seront en charge, ils ne pourront plus cotiser pour leur retraite de parlementaire.
«Vous voulez une copie de ma fiche de salaire ? Cela ne me pose aucun problème, vous savez. Je n'ai rien à cacher !» Nathalie Kosciusko-Morizet a posé devant elle son bulletin de paie. Elle le détaille ligne à ligne et fait une découverte. «Je ne m'étais jamais rendu compte que je cotise à deux régimes de retraite différents», s'étonne la secrétaire d'État à l'Économie numérique.
En tant qu'ancienne députée de l'Essonne, NKM cotise en effet à la caisse de retraite de l'Assemblée nationale qui prélève chaque mois 1 171 euros sur son salaire. En tant que ministre non fonctionnaire, elle participe aussi au régime général. À ce titre, 731 euros lui sont prélevés chaque mois par la Cnav et l'Ircantec, la caisse complémentaire des contractuels de la fonction publique.
Nathalie Kosciusko-Morizet s'étonne. Mais elle n'est pas un cas isolé. Comme elle, beaucoup de ministres non fonctionnaires et ayant cédé leur siège de parlementaire à leur suppléant pour entrer au gouvernement cotisent à deux régimes simultanément. Combien sont-ils ? Une vingtaine, la moitié du gouvernement. Parmi eux, François Baroin, Luc Chatel, Hubert Falco, Nadine Morano… Michèle Alliot-Marie, 63 ans, a une place à part. Ministre depuis 2002, élue et réélue dans les Pyrénées-Atlantiques depuis 1988, elle touche déjà sa retraite de député. «La ministre a liquidé ses droits en 2007», explique un conseiller de la garde des Sceaux.
Comment se fait-il qu'un ministre puisse continuer à acquérir des droits à retraite au titre d'une fonction - celle de député ou de sénateur - qu'il a pourtant mise entre parenthèses pour entrer au gouvernement ? C'est une bizarrerie du système. Une bizarrerie que vient tout juste de découvrir le ministre du Travail et de la Solidarité en charge de la réforme des retraites, Éric Woerth.
Confortables avantages
Dès qu'il lâche son siège de parlementaire, le nouveau ministre reçoit une lettre des services de l'Assemblée et du Sénat dans laquelle il lui est demandé s'il souhaite continuer à cotiser «volontairement» à la caisse de retraite de l'Assemblée ou du Sénat. Compte tenu des confortables avantages que procurent ces régimes, la totalité des ministres répondent par l'affirmative. C'est ce que s'apprête à faire François Baroin, le nouveau ministre du Budget : «Je vais continuer à cotiser à l'Assemblée», confie-t-il. Comme lui, beaucoup ignorent en revanche qu'ils cotiseront aussi au régime général.
Éric Woerth souhaite corriger ces anomalies. Très bientôt, un ministre ne pourra plus cotiser pour sa retraite de parlementaire. «C'est une situation qui dure depuis des décennies et qu'aucun gouvernement n'avait remise en cause. Nous le ferons», affirme Woerth.
Qu'en pensent les ministres parlementaires, premiers concernés ? Depuis plusieurs jours, certains se disent favorables à la réforme du régime des retraites des parlementaires qu'Éric Woerth appelle de ses vœux. «Il faut réformer tout cela. Il faut tout mettre sur la table», dit Nathalie Kosciusko-Morizet. François Baroin, parlementaire durant dix-huit ans, est sur la même ligne : «Il est incontestable que le régime des parlementaires devra évoluer. Je n'ai aucun doute sur le fait que les présidents de l'Assemblée et du Sénat proposeront des évolutions allant dans ce sens.»
Mais, comme tous leurs collègues, Baroin et NKM ignorent que les règles qui leur sont appliquées vont changer bien plus qu'ils ne l'imaginent. En fait, seul Georges Tron, le secrétaire d'État à la Fonction publique, a été mis dans la confidence par son ministre de tutelle Éric Woerth. Il a même pris les devants. «J'ai reçu, confie l'élu de l'Essonne, le papier de l'Assemblée nationale et j'ai répondu que je ne souhaite plus cotiser pour ma retraite de député.» Sage précaution.
_________________ "La seule chose que j'ai dite, et j'en suis sûr, c'est que je n'ai jamais dit ce qu'on a dit que j'avais dit. Rien ne peut donc autoriser quiconque de bonne foi à dire que j'ai dit ce que je n'ai pas dit. D'autant plus que je redis que ceux qui continuent à dire ce que j'aurais dit n'étaient pas présents au moment et à l'endroit où j'aurais dit ce que je n'avais pas dit." - MC
Les retraites
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